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Cinq jours d’hypnose et de thérapie brève réaliste avec 15 participants dans l’été provençal ! Regardez comme ils ont l’air malheureux. En fait, d’après ce qu’ils ont dit, ils n’ont pas trop souffert.
Dominique Megglé leur avait dit avant : " Avec vos maillots de bain, vous apportez vos cas cliniques. On les discute (pas les maillots).
On s'entraîne à l'hypnose. Et je vous dis ce qui inspire ma pratique. Vous dites ce qui inspire la vôtre. Je vous dis aussi mes ratages et mes réussites, mes fatigues et mes enthousiasmes, ce à quoi je ne crois plus et ce à quoi je tiens : fabuleuses théories ou pragmatique de l'action, placebo et nocebo, Milton Erickson et Viktor Frankl, le cycle de la vie, le sens de l'existence humaine et les valeurs, liberté et fatalités, famille et travail, la modernité individualiste et la complaisance, l'humour et la provocation. Bref, on fait connaissance. C'est : travail et plage."
Chaque jour avait son thème :
- J1 - Soigner, soulager : les " fondamentaux " de l'attitude réaliste
- J2 - Dépression noogène et situations cliniques de mal- être existentiel
- J3 - Quelle profondeur d'hypnose pour soigner profondément dans des séances courtes ?
- J4 - Pathologie organique, souffrance et soulagement éricksofranklien
- J5 - Petites histoires et invraisemblances : les petites bêtes mangent les grosses
Chaque matinée débute par une conférence de 45 mn et se poursuit diversement par des démonstrations de thérapie avec des patients, des exercices d'hypnose (support vidéo), des supervisions de cas cliniques apportés par les participants et/ou des entretiens à bâtons rompus.
Ambiance. Voici l’extrait d’une interview de l’animateur par Yves Doutrelugne :
YVES : Cet été 2004, tu viens de conclure un séminaire de cinq jours d’un style nouveau : plus qu’un catalogue d’outils pratiques, tu y dis ce que t’inspire ta pratique, ce à quoi tu ne crois plus, ce à quoi tu tiens. Peux tu nous en parler ?
DM : J’ai souhaité un véritable échange avec des praticiens formés en hypnose et en thérapie brève, un échange au delà des techniques. J’ai une certaine admiration pour tous ces collègues qui, en venant se former chez nous, ont pris leurs risques. S’ils sont venus dans nos instituts, c’est parce qu’ils étaient mus par une recherche personnelle, l’état des choses ne les satisfaisant pas. Ils ne sont donc pas dans le « ronron planplan ». Pour que l’échange soit vrai avec cette quinzaine de participants, eh bien, je me suis « mis à table ». J’ai exposé ce qui inspire ma pratique et comment celle-ci s’est modifiée avec les années jusqu’à ce résultat d’aujourd’hui que j’ai résumé dans les « fondamentaux de l’attitude réaliste ». J’ai vidé mon sac, avec mes humeurs, sur l’épidémie actuelle de troubles psychiques et exposé ma conception de la supervision. Nous avons parlé de beaucoup de cas cliniques apportés par les participants.
Et comme il vaut mieux faire de l’hypnose que d’en parler, nous en avons fait beaucoup. Trois sourds nous ont appris comment travailler en hypnose avec eux. Les bien-entendants à qui on appliquait les techniques pour sourds se sont rendus compte que celles-ci leur permettaient d’approfondir très facilement la transe. Nous autres, bien-entendants, avons compris que nous étions, en fait, assez sourds.
Ce qui était aussi important était que chacun puisse se reposer. La vie est dure, la pratique professionnelle souvent fatigante. Se reposer fait partie du travail du thérapeute. Alors, c’était « boulot » le matin et plage l’après-midi. Je crois que nous avons tous aimé cette respiration. Et au total, en sortant de ce séminaire, personne n’a songé à faire du « Megglé » et chacun a développé son style propre. Et nous allons recommencer.
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