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VARIA HYPNOTIQUES
 
Dr Paul-Henri MAMBOURG (psychiatre, Liège, IMHE Liège) : L'HYPNOSE ? UNE OGM SDF

La fin du XX° siècle a vu l' " hypnose " prendre une orientation génialement modifiée par Erickson. Mais notre langue française s'est trouvée sans définition fiable. Dans nos communications, nos exposés, nos discussions avec nos collègues, au cours de nos thérapies, nous n'arrêtons pas de proclamer que ce que nous faisons est tout sauf de l'hypnose (sommeil).

Pourquoi ce paradoxe ? Pour dérouter ? Par respect conservateur pour nos illustres ancêtres ? Par assimilation au Canada Dry ? Ou par dérive de type éniantosème ?

Il faut avouer qu'il est difficile de trouver dans nos racines latines et grecques un mot qui inclut toutes les idées contenues dans le processus que patients et thérapeutes travaillent et qui exclut tous les mythes hérités des anciennes pratiques.

Nous sommes comme Marco Polo devant le rhinocéros.
Appel public ! Mobilisation générale


Dr Denis VESVARD (MG,Vitré, IMHE de Rennes-Bretagne) : TUTOYER, TOUCHER, UTILISER LE PRENOM

Les Américains aiment nommer leurs clients par leur prénom. En général, les Latins se privent de ce puissant outil capable d'induire proximité, régression et apprentissages. Les Latins peuvent, par contre, choisir entre le tutoiement et le vouvoiement. Au cours et en dehors de la transe, ils touchent volontiers leurs patients.

Une cassette vidéo présentera la technique " Mon ami John ", chère à Erickson, à la mode latine.


M. Amer SAFIEDDINE (orthophoniste, Toulouse, AFHYP): HYPNOSE ET PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DE LA DEGLUTITION DANS LE CADRE DES TRAITEMENTS ORTHODONTIQUES

Nous déglutissons, de façon réflexe, 2500 fois par jour en moyenne. Les troubles de la déglutition perturbent considérablement l'occlusion dentaire, la phonation, l'audition et parfois l'équilibre oculo-moteur et postural. Leur prise en charge s'effectue essentiellement par une approche consciente, musculaire, comportementale. Elle obtient rarement l'adhésion des patients et donne peu de résultats durables.L'hypnose, en concernant l'inconscient, s'avère être un formidable raccourci, heureux et combien plus efficace...


Dr Michel BESNIER (MG, Cherbourg, IMHE Normandie) : HYPNOSE ET OSTEOPATHIE

L'hypnose, comme l'ostéopathie, sont des techniques qui nécessitent un apprentissage, une pratique et un certain doigté. Elles ont connu un renouveau en même temps, réalisé par deux Américains, et ont un même but : le bien-être du patient en lui donnant la possibilité de trouver, avec lui, la voie de la guérison.


Dr Francis BERTRAND (médecin, Conflans Ste Honorine, AFEHM) : HYPNOSE ET CROYANCES

" Je me suis fait peur. "
Toute notre vie va être conditionnée par nos expériences personnelles ou induites, créant ainsi le personnage que nous sommes avec plus ou moins de satisfactions. Cet individu va refouler certains désirs, aboutissant à un mal-être ou une maladie, à cause de ses croyances et donc de ses peurs. L'hypnose peut-elle nous aider ?


Dr Eric MAIRLOT (psychiatre, Bruxelles, INH): L'AUTOHYPNOSE DANS LES TROUBLES DE LA TRANSE-ITION

On peut définir les "troubles de la transition" comme les troubles produisant une crise, un symptôme ou un problème au moment d'une transition quotidienne, c'est à dire lors d'un passage d'un contexte à un autre, lors d'une transition entre deux événements différents (notamment dans leur tonalité émotionnelle). Ce concept est intéressant :

1) pour le patient par un effet de recadrage (le problème est redéfini comme un processus utile faute de mieux et comme une forme d'auto-hypnose à conséquences négatives.)

2) pour le thérapeute, car cette lecture selon une grille "hypnotique" va lui permettre de suivre les ficelles hypnotiques, de prescrire des tâches transe-itionnelles et de démontrer l'efficacité d'une auto-hypnose transitionnelle quotidienne.


M. Jean LOUP (psychologue, SMSH, Montreux) : ACTIVER LE LANGAGE SYMBOLIQUE

Certains patients présentant des symptômes tels que insomnies graves, cauchemars, somnambulisme, etc., sont victimes d'angoisses difficilement verbalisables, quasi intransmissibles. La peur d'être classés comme " fous " les enferme de plus en plus. Entrer, grâce à une confiance induite, dans leur étrangeté pour provoquer le changement en les ouvrant à tous leurs possibles. Trois exemples pour illustrer.
 
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