Tous ces phénomènes, pour spectaculaires qu’ils soient, s’enracinent dans la vie quotidienne. Qui, un jour, ne s’est retrouvé bouche bée, de stupeur ou d’admiration ? qui, un jour, n’a pas trouvé le temps interminable en attendant un bus sous la pluie ? qui n’a pas trouvé le temps trop court en regardant un film passionnant ? qui n’a pas, parce qu’il avait quelque chose de très important à faire, oublié sa douleur ? qui n’a pas, un jour, cru voir quelque chose qui n’y était pas ? à qui on n’a jamais dit : « Mais qu’est-ce que tu fais comme ça, sans bouger ? » ? qui n’a jamais oublié des choses dont il devait absolument se souvenir ? qui, un jour, ne s’est retrouvé en proie à une avalanche de souvenirs qu’il n’avait pas demandée ?
Nous pouvons utiliser ces phénomènes naturels pour nous épanouir. Parce qu’ils en ont l’expérience, grâce à une communication efficace, les hypnotistes montrent à leurs patients comment se servir de leurs ressources hypnotiques. Toute hypnose est, en fait, une autohypnose. L’hypnotiste est là comme facilitateur de cette autohypnose qui guérit ou soulage.
C’est pourquoi l’hypnose de music-hall est une escroquerie dangereuse et devrait être interdite. Elle fait croire au public que l’hypnotiseur a un pouvoir, ce qui est faux. C’est le sujet qui a le pouvoir de se mettre en hypnose et, fondamentalement, il n’a pas besoin de l’amuseur pour cela. Mais le sujet croit à ce pouvoir de l’hypnotiseur, et il risque alors un conflit psychologique, celui de croire qu’il a pu, au moins une fois dans sa vie, être totalement « robotisé » contre son gré, ce qui peut avoir des conséquences graves pour son avenir.
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LA THERAPIE BREVE REALISTE
Hormis le cas des psychoses chroniques, les psychothérapies longues n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Les études montrent que, le plus souvent, le changement, quand il survient, arrive dans les premières séances.
Un praticien de thérapie brève réaliste est quelqu’un qui travaille dans cet esprit, avec la conviction que chaque patient est unique, et sa situation nouvelle. Il ne cherche pas à guérir la condition humaine, mais à donner un vrai coup de main. C’est un artisan. Ce n’est pas un théoricien et il remet les statistiques et les médicaments à leur place.
La thérapie brève réaliste est axée sur un changement effectif du présent et durable pour l’avenir plus que sur la compréhension des causes dans le passé, lequel, de toutes façons, est inchangeable.
Pour être efficace, la thérapie doit réveiller chez le patient les ressources endormies qui vont l’aider à se sortir de son problème. La communication est donc l’outil essentiel de la thérapie, comme en hypnose. Comme en hypnose, le patient découvre qu’il sait faire beaucoup plus de choses que ce qu’il croyait.
C’est la même manière d’utiliser les mots qui permet de traiter un problème névrotique, une douleur physique ou de s’endormir au bloc opératoire. Nous avons des moyens en nous que nous ne soupçonnons pas.
Dès lors, qu’en thérapie brève, on « fasse – officiellement - de l’hypnose » ou on qu’on « n’en fasse pas », peu importe. Seul importe le résultat. Et sans le dire ou en le disant, on en a toujours fait, de l’hypnose. Ne croyez pas les magazines. C’est juste de la communication efficace.
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LES CHAMPS D'APPLICATION
Tant ils sont divers, les champs d’application de l’hypnose et de la thérapie brève réaliste peuvent apparaître comme une panacée à toutes les misères. Ce n’est pas le cas. Chaque souffrance, chaque personne, est unique. Il ne s’agit pas d’une énième théorie, mais d’une attitude thérapeutique, concrète et pragmatique, devant la diversité de la souffrance humaine, avec le résultat comme visée, dans le délai le court possible. Et ça marche pas mal !
Alors, voici la liste :
- Psychothérapie brève : troubles dépressifs, anxieux (phobies, obsessions, panique et anxiété généralisée), troubles des conduites alimentaires (anorexie, boulimie), addictions (tabac, cannabis, alcool, et autres), troubles sexuels, traumatismes psychiques (guerre et terrorisme, viols et autres sévices sexuels) ; interventions aiguës au cours de psychoses chroniques, etc.
- Contrôle de la douleur : anesthésie chirurgicale, pathologies organiques douloureuses, aide pour les traitements ou examens complémentaires pénibles, etc.
- Affections psychosomatiques : colite ulcéreuse, colite spasmodique, asthme, dermatoses, maladies rhumatismales, etc.
Et, surtout, le praticien, débordé dans son exercice professionnel et souvent épuisé, appréciera d’avoir une communication plus aisée et plus fructueuse avec son patient. Pour le bénéfice des deux.
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POUR COMPLETER VOTRE INFORMATION
Sur internet
- http://www.aph-metaphore.com.fr
le plus complet des sites français en matière scientifique sur l'hypnose
(bien que sa dernière mise à jour soit ancienne)
.
- http://www.espace-du-possible.org
site belge orienté sur l'hypnose et sur la thérapie brève dans ses toutes dernières évolutions.
- http://www.geocities.com/Athens/Agora/1380
site belge de T. Melchior doté d'une réflexion scientifique et d'une abondante bibliographie commentée.
En librairie
- D. MEGGLE, Les Thérapies Brèves, Presses de la Renaissance, Paris, 2002
- D. MEGGLE, Erickson, hypnose et psychothérapie (3° Edition), Retz, Paris, 2005
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